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 Des petits mots pour cacher les grands mots [ scott b. ]

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MessageSujet: Des petits mots pour cacher les grands mots [ scott b. ]   Lun 28 Fév - 23:24

Mon arrivée à Melbourne m’avait causé tant de soucis, tant d’angoisses que je n’aurais jamais pu songer un seul instant que l’être qui était en moi allait tant en valoir la peine. Elle avait les yeux de son père, je prédis des prunelles d’un bleu profond, elle ressemblait à une poupée avec son teint pâle : le mien sans aucuns doutes. Je voyais en Léopoldine une raison de croire encore à l’amour, de soutenir cette thèse tant critiquée par de cœurs brisés, des gens qui refusaient à eux-même une nouvelle chance. J’étais amoureuse de ses petites mains, de ses gestes brusques lorsqu’elle était contente, de ses gencives qu’elle montrait avec fierté. Je baisa son front large & me leva afin d’aller récupérer son biberon qui avait atteint la phase finale de sa préparation. Le poignet tourné vers le ciel, une goutte de lait tiède & le biberon fut apporté à Léopoldine. Il était précisément dix neuf heures cinquante quatre lorsqu’elle commença à téter son biberon. Ce soir était une soirée banale hormis peut-être ma tenue vestimentaire particulière soignée, Scott passait dîner avec moi. Il m’avait vu perdre les eaux, crier à la mort, insulter chaque personnes qui me contrariaient mais, ce n’est pas pour autant que je ne devais lui laisser cette image peu valeureuse de moi. Ne vous m’éprenez pas, je ne cherchais pas à séduire cet homme avec mon décolleté ravageur & mes cheveux relevés en arrière, j’avais juste envie de lui plaire un peu, de me sentir désirer par un homme. Etais-ce mal après tout ? Je ne pourrais jamais plus loin, le deuil de mon mari n’avait pas pris fin : je portais encore mon alliance & ne voulais pas m’en séparer. Je m’obstinais à fantasme son retour à la maison, que tout cela n’avait jamais été réel. C’était comme si je continuais à l’attendre alors que je savais pertinemment qu’il ne pouvait plus revenir. Ce rêve là était plus facile à idéaliser que la réalité qui est qu’il est mort au combat. Mais ce qui était plus triste encore, que d’avoir perdu mal de ma vie, c’est qu’il ne connaîtra jamais Léopoldine. Ce petit ange, mon petit trésor, ne connaîtra jamais son père à qui la vie avait été arraché si injustement.

Leeloo, comme j’aimais l’appeler, me fit sortir de mes songes en repoussant le biberon avec ses mains : elle n’avait plus faim & pourtant il restait encore du lait. Je posa le biberon par terre & la prit dans mes bras pour lui faire son rot en tournant en rond dans la maison. Une bien grande maison pour seule deux personnes au cœur solitaire, je l’avais prise à cause de sa véranda absolument sublime dans lequel je me voyais déjà planter des fleurs dans des pots, avec des sièges & une petite fontaine. Chose que je ne pu réaliser à cause de la tournure des évènements comme mon salaire qui augmenterait si je reprenais le travail immédiatement. Je ne pouvais refuser une telle offre, étant mère célibataire, mes revenus financiers devaient rentrer le plus possible dans les caisses ! Un bruit surgit de l’abdomen de Léopoldine, signe que la digestion venait d’être fini. C’est alors que la sonnette retentit, mon invité était déjà arrivé ! Je posa Léopoldine dans son couffin & me dirigea vers la porte en chantonnant, j’étais de bonne humeur ! Lorsque Scott était dans la maison, je me sentais en sécurité, une atmosphère d’insouciance se répandant dans la maison & croyez-moi… Sa me fait du bien ! J’ouvris la porte & fit mon plus beau sourire :

« Oh, bonsoir ! »

Je dévisagea mon invité qui attendant devant le pas de la maison, il avait un beau visage, de longs cils & des yeux d’un beau marron qui brillaient comme des diamants. Scott était séduisant comme à son habitude, à vrai dire cela m’aurait déçu de la part d’un pompier de s’avérer pas agréable à regarder mais, Scott était l’image parfaite du pompier qui n’hésitait pas à laisser tomber la chemise pour aller sauver quelqu’un des flammes.

« Je t’en prie, j’ai mis un poulet dans le four, cela devrait t’inciter à rentrer ! »

Je m’écarta de la porte pour laisser Scott pénétrer dans la maison en prenant soin de regarder dehors si quelqu’un n’était pas entrain de m’épier : les rumeurs ici circulaient très vite ! Longtemps, les habitants du quartier pensaient que j’étais une veuve de 73 ans qui vivait seule avec une dizaine de chat & qu’une jeune blonde ( moi ) venait me faire régulièrement la lecture. La rumeur la plus drôle de tout les temps pour ma part ! Je ferma alors la porte & me tourna vers mon visiteur :

« Je te sers un verre de vin rouge ? »
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MessageSujet: Re: Des petits mots pour cacher les grands mots [ scott b. ]   Mar 1 Mar - 1:34

C’est quand on se rend compte qu’on a des cernes tirées et un teint trop clair qu’on réalise qu’on n’a pas assez dormi. Et pour cause, je n’avais dormi que deux petites heures sur toute la nuit. Ceci dit, je n’ai pas vraiment le choix, c’est mon métier qui l’oblige, je l’ai choisi. Une garde de vingt-quatre heures, un jour sur trois, c’est raisonnable, non ? Surtout quand on sait qu’après cette fameuse garde, j’ai trois jours de libres devant moi, sauf si on m’appelle en urgence bien évidemment. C’est donc ce matin, à huit heures exactement, que j’eus fini ma garde. La nuit avait été loin d’être de tout repos, à croire que les gens préfèrent faire des catastrophes un peu partout au lieu de dormir ! Et en plus, je n’étais pas dans un secteur très paisible. Enfin bon, je ne vais pas trop m’en plaindre, parce que je fais tout de même ce que j’aime et je ne serais bon à rien d’autre que ça. C’est donc à huit heures vingt-quatre que je poussai la porte de mon appartement, me dirigeai en trainant des pieds jusqu’à ma chambre et me laissai tomber sur mon lit si confortable. Je ne dus même pas bouger pour trouver la position la plus confortable. J’étais bien, et même si j’étais tout crasseux et que j’avais encore mes chaussures aux pieds, je m’endormis avant même de ne le réaliser.

Quand je rouvris les yeux, je me souvenais encore de mon rêve. Mais vous le raconter serait une perte de temps inutile. En revanche, il était grand temps pour moi de filer sous la douche ! De manière fluide et automatique, je commençai par allumer la radio, augmentant le volume, pour ensuite allumer le jet d’eau sous la douche, l’eau chaude mettait toujours un certain temps à venir. Ensuite, j’enlevai mes chaussures, mon pantalon et tout ce qu’il s’en suit, avant de me positionner sous le jet d’eau tiède. Ce petit moment de douceur me permis de me vider la tête de tout ce qui s’était passé cette nuit, et de voir quels projets j’avais pour cette journée qui ne faisait que commencer pour moi, malgré l’heure avancée de la journée. Bah oui, un jour sur trois, je vis en décalage complet, commençant réellement ma journée aux alentours de quinze heures. Et oui, c’est la vie ! Mais ça a ses avantages, parce qu’étant un grand sorteur, je suis à chaque fois en pleine forme pour sortir et m’éclater toute la nuit. Enfin pour ce soir, j’ai d’autres projets. Je n’ai pas oublié que j’avais promis à Chloé que je passerais pour diner. Et si j’étais assez con pour annuler maintenant, elle m’en voudrait toute ma vie, parce qu’elle a déjà fait les courses, et aussi mais surtout parce que quand on a un gosse, les journées ne s’improvisent pas, surtout quand c’est aussi petit. Enfin bref, de toute manière, je n’ai absolument aucune raison d’annuler, et c’est toujours un plaisir de me retrouver en sa compagnie. Notre rencontre est certes des plus étonnantes, mais elle était aussi « tombée à pique » et nécessaire en quelques sortes. Elle avait besoin de moi, et moi j’avais besoin de me rendre utile, d’occuper mes journées et mes soirées à autre chose qu’à pavaner à gauche à droite. Je sais que c’est ce que je suis mais quand même, il y a un moment où le quotidien devient trop rasant et où il faut se trouver d’autres occupations. Attention, je ne dis pas que Chloé et sa fille, Léopoldine, sont de simples attractions pour moi, loin de là. Parce que je me suis attaché à elles et qu’elles sont tout simplement apparues au bon moment. Je suis humain, moi aussi.

J’occupai le reste de mon après-midi en allant courir sur a plage, musique à fond dans les oreilles. Il me faut toujours du rythme pour avancer. Sans ça, mes jambes ne courent pas toutes seules et je dois faire attention à chaque pas que je fais. Je finis par rentrer chez moi aux alentours de dix-huit heures, juste à temps pour intercepter l’appel d’un ami qui me proposait d’aller prendre un verre avec lui après son travail, avant qu’il ne rentre chez lui au milieu de ses deux enfants qui courent dans tous les sens. Avec un appel aussi désespéré, je n’ai pas pu refuser l’offre. Je m’habillai donc directement pour mon rendez-vous avec Chloé. Après avoir bien évidemment repris une douche. Oui, ma facture en eau est la plus élevée ! Je revêtis un jean convenable ainsi qu’une chemise blanche par-dessus laquelle je passai un polo noir. J’ajustai correctement le col de ma chemise, repassai ma main dans mes cheveux pour les ajuster correctement, et j’étais enfin prêt. Le café improvisé avec Max se passa très vite, parce qu’il était temps pour moi de rejoindre Chloé chez elle et pour lui de retrouver sa famille.

J’arrivai chez Chloé peu après vingt heures. A peine quelques minutes de retard, mais je n’avais pas su prévoir, avec tous les bouchons dans lesquels j’avais été trainé. Chloé m’ouvrit la porte, radieuse, comme toujours. Parce que oui, Chloé fait partie de ces femmes qui même avec un vieux pull plein de bave et de lait régurgité, ainsi qu’avec des cheveux mal coiffés, tous ébouriffés, et bien même dans cet état, Chloé présentait bien. Alors autant vous dire que ce soir, elle ne pouvait être que plus belle, ce que je ne me retins pas de lui dire.

« Bonseoir Chloé, tu es radieuse ce soir, j’espère que tu n’attendais pas un autre homme que moi ! »

Un peu d’humour, ça ne faisait pas de mal non plus. Même si je l’avais vue dans les pires états, cela me touchait qu’elle fasse attention à elle de temps en temps. Que ce soit pour elle ou pour moi, peu m’importe, c’est l’intention qui compte. Elle me laissa ensuite entrer, et son argument avec le poulet ne pouvait que tomber à pique.

« Si tu savais à quel point je meurs de faim ! Je n’ai presque rien mangé de la journée. Heureusement que Leeloo n’est pas encore assez grande pour me piquer ma part. »

Ajoutais-je, sourire aux lèvres. Une fois à l’intérieur, j’enlevai ma veste que je posai moi-même sur le porte manteau. Pas la peine de faire du chichis pour rien. Elle me proposa ensuite un verre de vin rouge que j’acceptai par un simple hochement de tête. Elle connaissait mes goûts et je dirais même que c’était presque inutile de poser la question. Avançant au rez-de-chaussée, je finis par m’installer dans le divan, près de Léopoldine qui était assise bien confortablement dans son petit fauteuil perso. Oui, inutile de me demander les termes exacts, les affaires de bébé, c’est pas trop mon truc.

« Comment ça se passe avec la petite ? Tu t’en sors ? »

Lui demandais-je, alors qu’elle arrivait avec nos verres. J’imagine que tout le monde doit lui poser cette question, mais je crois que c’est aussi tout à fait naturel. Elle sait qu’elle a des amis et qu’elle peut compter sur eux en cas de crise.
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MessageSujet: Re: Des petits mots pour cacher les grands mots [ scott b. ]   Mar 1 Mar - 11:20

Quelques mots suffirent à m’apaiser & à ne plus me soucier de rien. Scott donnait le sentiment que rien n’était grave, que la vie était belle & qu’elle n’était pas prête de s’achever aussitôt ! Une réelle joie de vivre qui m’égayai, un être doux & gentil qui venait à chaque instants secourir une pauvre mère célibataire incapable de maîtriser sa progéniture… Suite à nos salutations, je me dirigea vers le meuble où je rangeais toutes mes bouteilles : agenouillée, en scrutant comme je pu les inscriptions des bouteilles dans le noir, je piocha une bon bordeaux français cuvé en 2001. C’était pas l’un de mes préférés mais il allait faire l’affaire. Nous ne fêtions rien en particulier, hormis le plaisir de se voir, c’était une habitude de se détendre avec un verre en nous racontant nos journées avant de passer au plus difficile : les tâches ménagères. J’avais toujours pensé que j’allais être indépendante lorsque mon enfant viendrait au monde mais, j’avais tord. La présence d’un homme fut irréfutable dans le foyer, il fallait bien que quelqu’un nous protège, Léopoldine & moi. Je posa la bouteille sur le meuble le temps d’aller chercher deux verres à verre afin de boire le nectar qui sommeillait dans cette bouteille. Un tir bouchon à la main & la bouteille s’ouvrit en quelques secondes, elle ne m’avait pas résistée bien longtemps ! Je m’installa près de Scott avec la bouteille & les verres lorsqu’il me posa la question que j’entendais à longueur de journée, j’hocha la tête avant de répondre :

« Je m’en sors, merci bien. Elle au moins dort paisiblement… »

J’insinuais par là que j’étais exténuée par les réveils nocturnes de Leeloo, à cet âge là le sommeil n’était pas encore régulé alors, elle se réveillait lorsqu’elle avait faim, avait fait dans sa couche ou bien réveillée tout court. Je me surpris à vouloir masquer un long bâillement, c’était l’une des rares fois de la journée où j’étais assise à me détendre. Léopoldine était calme, elle même était rassurée de la présence de Scott, elle savait qu’il ne lui ferait pas de mal, qu’il ne me ferait pas de mal. J’étais persuadée qu’elle sentait son aura malgré son jeune âge, les enfants sont de grands mystères. Je pris la bouteille & versa le liquide rouge à part égale dans les verres & en tendit un à Scott. Je bus une première gorgée : ce vin là était assez corsé mais très appréciable, je me sentais comme lorsque j’étais à Paris que je buvais à la terrasse d’un café avec mes amies… La belle époque !

Je recroquevilla mes jambes & posa mon coude contre le dessus du canapé, la tête appuyé contre mon poing en regardant Scott. Je bus une deuxième gorgée & reprit la parole :

« Et toi Scott ? Comment vas-tu ? »

Scott avait tendance à s’inquiéter pour moi & l’éducation de Léopoldine, il ne savait pas combien j’angoissais pour lui à cause de son métier. Lorsque mon mari décéda, il ne se passait pas une nuit sans que je pleure sur son corps, que je prie le seigneur de me le rendre. J’étais attaché à Scott, c’était quelqu’un de fantastique & savoir qu’il mettait sa vie en danger tout les jours me rappelait ces moments douloureux que j’avais vécu. Mais c’était son choix, sa vocation, que pouvais-je y faire contre ? D’ailleurs, qui étais-je pour le lui interdire ?

« Tu ne me parle jamais de tes amoureuses… »

Je pris une troisième gorgée dans mon verre avec un regard insistant. La perte de mon mari avait été tragique mais, savoir que des gens étaient fous l’un de l’autre comme je l’étais de mon mari me rendait en réalité heureuse. Puis j’étais très curieuse, il faut l’avouer ! Scarlett n’avait jamais rien à me raconter & Eleanor n’attendait que sa de tomber amoureuse, du coup je ne pouvais pas nourrir ma soif sentimentale que je l’aurais voulu.

« Je suis persuadée que ton genre de filles sont celles qui travaillent dans l’industrie du maquillage, perchée sur leur haut talons, qui sentent toujours bon & ont une poitrine à faire tourner plus d’une tête ! »

J’émis un rire léger, bien entendu je plaisantais en disant sa ( Enfin qu’à moitié ), je ne savais pas quel était le style de fille de Scott mais, je savais qu’il appréciait les filles qui avaient un minimum de respect pour elle-même & leur compagnon.
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